Entre Marseille et le village du Rove, blottie contre la Méditerranée, se cache la Calanque de la Vesse. Loin des foules touristiques et protégée par d’imposantes falaises de calcaire, cette calanque dévoile des panoramas saisissants et une ambiance paisible. Cette page propose un aperçu complet : accès, itinéraires, activités nature, conseils pratiques pour réussir sa visite, et même un témoignage authentique. Évasion garantie pour tous ceux qui souhaitent redécouvrir la Côte Bleue, un brin sauvage, authentique et simple.
Comment localiser la Calanque de la Vesse ?
L’adresse exacte n’est jamais réellement affichée sur les panneaux routiers — et c’est ce qui fait son charme. Nichée entre Marseille et Niolon, dans le secteur littoral de la Côte Bleue, la Calanque de la Vesse est située sur la commune du Rove. Son environnement se démarque par des reliefs blancs sculptés par le mistral et une végétation typique du sud, à base de pins d’Alep, de chênes kermès et d’herbes sèches. La proximité avec le mythique massif de la Nerthe n’est pas un hasard : les falaises ont ici façonné un refuge discret, prisé de ceux qui fuient les plages plus connues.
Depuis le centre de Marseille, il suffit d’à peine une demi-heure de trajet, principalement par la D568. Ce chemin offre, à chaque virage, des points de vue superbes sur le littoral accidenté. De nombreux guides locaux recommandent de surveiller l’imposant viaduc : c’est le signal que la calanque est proche. Mieux vaut être attentif, car l’accès reste modeste, presque confidentiel, un détail qui ravit les amateurs d’endroits préservés, loin des grandes infrastructures touristiques.
Pourquoi choisir la Calanque de la Vesse ?
Beaucoup s’accordent à dire : la magie de la Vesse réside dans sa tranquillité. Alors que les calanques de Sormiou ou Morgiou débordent souvent de visiteurs aux beaux jours, la Vesse continue d’échapper aux radars. Ici, pas de foule bruyante ; seulement le ressac, le cri des goélands et le cliquetis des cabanons. Les terrasses en pierre et les petites maisons de pêcheur ajoutent une allure d’un autre temps.
Pour élargir ses attentes et varier les plaisirs, consulter la sélection des destinations en France cet été s’avère utile : ces listes tentent parfois d’éloigner des sentiers battus, comme la Vesse le fait naturellement.
Le fameux viaduc du XIXème siècle, surplombant la calanque, attire souvent l’œil : ouvrage de la ligne de chemin de fer littorale, il participe à l’atmosphère singulière du site. Rares sont les lieux mariant aussi bien mémoire locale, architecture audacieuse et nature méditerranéenne brute. Ce n’est pas anodin si, lors des escapades du dimanche, beaucoup finissent par s’installer ici pour un déjeuner improvisé sur les galets, entre deux plongeons.
Quel accès pour rejoindre la Calanque ?
L’un des charmes atypiques de la Vesse : il faut s’y rendre en se montrant débrouillard. Plusieurs voies s’offrent à ceux qui veulent tenter l’aventure :
- En voiture : depuis Marseille, prenez la D568. Après être passé sous le tunnel du Rove, bifurquez en direction « La Vesse ». À proximité du viaduc, vous trouverez une petite aire pour garer son véhicule. Il n’y a que peu de places, ce qui pousse parfois à marcher un peu – un mal pour un bien lorsque la brise marine se lève.
- En bus : la ligne 38 depuis Marseille dessert les environs du Rove, où l’on peut grimper à pied en une vingtaine de minutes, à travers un sentier qui serpente entre les pins.
- À pied : plusieurs chemins relient la Vesse et Niolon. Certains passages, un peu pentus, restent accessibles à ceux habitués à marcher. En voyant la mer au loin, difficile de ne pas presser le pas.
Le parking, souvent complet dès la mi-journée durant l’été, incite à anticiper son arrivée. Adamant sur un point : ne jamais gêner les riverains ou stationner hors des emplacements signalés, car nombre de contraventions ont déjà découragé les visiteurs distraits.
Quelles activités faire sur place ?
Explorer les sentiers du massif de la Nerthe
La Nerthe regorge de parcours pour les marcheurs, débutants ou aguerris. Un itinéraire particulièrement apprécié relie Niolon à la Vesse, dévoilant sur son trajet des panoramas constamment renouvelés : pinèdes accrochées à la roche, tapis de cistes et vue plongeante sur les eaux turquoise. Certains randonneurs affirment que c’est à l’aube que les paysages sont les plus spectaculaires, avec le soleil levant qui embrase les falaises en orange et rose. Quelques balises existent, mais il est recommandé de se munir d’une carte IGN ou d’une appli mobile de randonnée, surtout si la météo vire ou si la brume s’invite.
Baignade et détente au naturel
Une fois parvenu sur la plage de galets, l’envie de piquer une tête prend rapidement le dessus. L’eau, claire, parfois fraîche même en été, invite à la baignade. Certains habitués viennent pratiquer l’apnée ou le snorkeling autour des rochers, où les petits poissons se faufilent entre les algues. Il est toutefois conseillé de porter des chaussures solides – le sol pierreux peut surprendre et provoquer quelques mésaventures à ceux qui s’aventurent pieds nus.
Observer la richesse naturelle locale
La faune de la Vesse n’a rien à envier aux coins plus connus de la Côte Bleue. Il n’est pas rare de croiser, tôt le matin, quelque héron ou des cormorans séchant leurs ailes. Les falaises, quant à elles, abritent quelques espèces protégées — des plantes endémiques, typiques de la garrigue sèche, et des lézards qui se chauffent sur la pierre. Les oiseaux marins y trouvent également un terrain d’observation et de nidification.
Pique-niquer face à la mer
Quoi de plus simple qu’un casse-croûte improvisé sur un rocher face à la baie ? On y perçoit la douceur de la brise soutenue par le chant des cigales, et le va-et-vient des vagues rend tout instant suspendu. À la belle saison, un groupe d’amis ou une famille partageant un repas sur la plage devient un spectacle en soi, surtout lorsque chacun ramasse soigneusement ses déchets en partant, prolongeant ainsi la magie du lieu.
Quelle est la meilleure saison pour venir ?
De nombreux visiteurs hésitent sur la période idéale. Les réponses varient, car chaque saison apporte une lumière, une ambiance et des occasions différentes. Voici de quoi y voir plus clair :
| Saison | Ambiance |
|---|---|
| Automne | Légère fraîcheur, paysages doux. Moins de monde, parfaite pour les balades. |
| Hiver | Atmosphère sauvage, mer souvent agitée. Idéal pour les contemplatifs ou les photographes. |
| Printemps | Explosions de couleurs, senteurs de garrigue et températures agréables. Les premiers plongeons s’essayent dès avril-mai. |
| Été | Journées lumineuses, eaux tièdes. Mais affluence marquée le week-end. Préférer tôt le matin ou en fin d’après-midi. |
Quelques règles à garder en tête
- Respecter le site : Ramassez vos sacs, bouteilles et emballages. La Vesse est propre justement grâce à la vigilance de ses visiteurs.
- Observer la faune sans déranger : Éviter de s’approcher des nids, ne pas nourrir les oiseaux, ni cueillir les plantes locales — tout ceci participe à la préservation du site.
- Conserver le calme : Les bruits parasites détériorent vite l’ambiance paisible. Évitez les enceintes portatives, surtout en haute saison.
Sur place, des panneaux rappellent parfois la réglementation liée au risque incendie, notamment l’été. Les barbecues et feux sont strictement proscrits. Certains ont tenté l’aventure, attirés par la beauté des lieux ; une amende ou une visite des pompiers a souvent suffi à calmer les élans des moins prévoyants.
Un témoignage inspirant
Un ancien habitant du Rove, pêcheur à la ligne, raconte : « La Vesse, c’est le secret bien gardé de ma jeunesse. J’y allais avec mon grand-père. Les jours de mistral, nous nous réfugions sous le viaduc pour raconter des histoires de poissons incroyables, ou d’orages jamais vus ailleurs. Aujourd’hui, quand je reviens, tout a changé… et pourtant rien n’a bougé. Le silence, les cabanons, la lumière – tout y demeure reconnaissable. C’est pour ça que les gens reviennent, je crois. »
Erreurs fréquentes à éviter
- Stationner au mauvais endroit : Quelques minutes d’inattention peuvent coûter cher, car la mairie veille au respect des emplacements.
- Sous-estimer le soleil : Coup de soleil fréquent, surtout au printemps lorsque la brise marine endort la vigilance. Emporter eau, chapeau, lunettes et crème, même pour une courte balade.
- Arriver en milieu de journée l’été : S’il n’y a plus de place, la marche s’allonge, voire le détour complet s’impose. Bien penser à anticiper son arrivée.
- Oublier des chaussures adéquates : Certains regrettent amèrement d’avoir négligé l’état du sentier ou des galets, réputés glissants après la pluie.
Un itinéraire hors des sentiers battus
Peu le savent, mais derrière le viaduc s’étire un sentier discret, marqué seulement par le passage répété des marcheurs du coin. Ce chemin grimpe sur les hauteurs, révélant la calanque sous un angle différent. Les plus aventureux montent parfois jusqu’aux ruines d’anciens postes d’observation. La vue : d’un côté, la Méditerranée à perte de vue ; de l’autre, les cabanons blottis sous les pins, comme échappés d’une carte postale. Attention toutefois, après la pluie le sol devient difficile, rendant la progression parfois glissante.
Enfin, la Vesse, c’est aussi une invitation à ralentir. Ceux qui prennent le temps de discuter avec un riverain ou de regarder le soleil descendre lentement sur le viaduc repartent souvent avec la sensation d’avoir découvert un coin oublié du sud, à partager seulement avec les plus proches.
- Quels sont les meilleurs moments pour découvrir la Calanque de la Vesse ? Les amateurs de quiétude privilégieront l’automne ou le printemps, périodes où la lumière sublime les reliefs et où les promeneurs se font plus rares. L’été reste tentant, surtout pour profiter de la baignade, mais il s’accompagne d’une affluence marquée les week-ends.
- Y a-t-il des sentiers balisés ? Quelques balisages sommaires existent, notamment entre la Vesse, Niolon et le massif de la Nerthe. Mieux vaut toutefois avoir une application cartographique ou se renseigner auprès des locaux : certains passages, bien que fréquentés, ne sont pas toujours évidents à repérer.
- Comment s’assurer de respecter le site ? Il suffit d’appliquer les consignes simples : ne rien laisser derrière soi, nettoyer sa zone après un pique-nique, éviter les bruits parasites, et bien sûr, ne pas allumer de feu. Cela suffit, la calanque a traversé les décennies tout en conservant son caractère unique grâce aux bonnes pratiques de ses visiteurs.
- Peut-on camper sur place ? Le camping sauvage est strictement interdit, afin de préserver la flore et la sérénité des lieux. Pour dormir à proximité, plusieurs hébergements sont proposés dans le village du Rove ou sur la Côte Bleue.
- Est-ce adapté aux enfants ? La calanque convient aux familles, mais la descente peut s’avérer glissante. Mieux vaut donc être attentif, et privilégier les portions les plus simples du sentier pour les plus jeunes ou ceux qui aiment explorer la plage de galets.
Sources :
- marseille-tourisme.com
- laroutedescalanques.fr
- mairie-le-rove.fr

